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[Musique] FLAVIEN BERGER – « LEVIATHAN »

leviathan

Découvert au dernier festival des Inrocks lors d’une parenthèse enchantée de trois morceaux présentés seul devant un rideau fermé, Flavien Berger nous maraboutait déjà avec sa présence unique, ses rythmes affolants et ses grandes paroles d’amour tordues. Deuxième uppercut le 17 avril dernier lors de son goûter musical organisé pour le Disquaire Day dans le bar faisant face à Ground Zero / Nationale 7 à Paris. Un carrefour entier bloqué pour assister à cette performance viscérale et surréaliste, où l’humour s’entrechoquait à la poésie sur des beats démentiels. Avec trois fois rien, Flavien Berger impose une personnalité et un nom. Impossible de résister.

Dans un paysage sonore où toutes les pulsations électroniques ont tendance à se ressembler, Flavien Berger peut se targuer de posséder une originalité totale et une excentricité qui n’est pas feinte. Spécialiste de l’impro en live, inventant des textes absurdes et nostalgiques sur la base de quelques notes lancées au hasard de ses machines, son premier album Léviathan est quant à lui parfaitement construit et réfléchi : suivant la forme d’un loop, d’un huit de l’infini, il prend lentement au piège son auditeur, qui ne peut finalement plus s’extirper de cette jungle musicale et entêtante aux 1001 influences mais à l’identité bien définie. Grande déclaration techno avec « 88888888 », excitation garage pop lors de « La Fête Noire », bidouillages orientaux commis par « Saint­-Donatien » : tout est beau, tout est nouveau. A peine peut­on entendre quelques ressemblances avec Django Django sur le superbe « Bleu Sous­-Marin » ou Petit Fantôme sur les envolées noires de « Vendredi » (pas les moins novateurs des groupes). Mais Flavien les met finalement tous à ses pieds avec ce crescendo complètement fou sur « Inline Twist », qui promet de nous faire exploser la tête et le cœur lors de son prochain concert déjà complet au Point Éphémère.

Conclusion logique avec un « Léviathan » technoïde de 15 minutes, qui montre bien les intentions du beau Flavien : devenir le maître incontesté du genre musical qu’il a lui­-même créé. Avec cet album en forme de manège grand huit, il est certain qu’il n’a pas fini de faire tourner les têtes.

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