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[Musique] DJANGO DJANGO – « BORN UNDER SATURN »

Born-Under-Saturn

Après un premier album aux faux airs tribaux, mais aux vrais morceaux alambiqués (Django Django, 2012), Django Django revient, toujours sur le label successful Because, avec la même intention de faire danser les filles. Rappelons­-nous que c’était le mot d’ordre initial des Franz Ferdinand originaires, ne l’oublions pas non plus, des mêmes terres écossaises que les fameux Django au carré.

Mais cette fois-­ci, le niveau s’est encore élevé d’un cran et le groupe scottish a su affiner son style sans devenir une caricature de lui­-même : la même formule de percus omniprésentes et de voix démultipliées pour mieux faire frissonner nos sens, mais une volonté beaucoup plus dancefloor, avec comme ligne de mire l’efficacité pop. C’est ainsi qu’il nous livre sans difficulté une petite compilation de hits de l’été. De la 1ère à la 8e piste, c’est simple, absolument rien n’est à jeter : chaque titre est un single évident, un tube en puissance (dans les cercles restreints de la musique indé, soit). Et c’est un réel plaisir d’écouter tout un album où aucune chanson n’est en trop et l’effet de remplissage totalement inexistant.
Les synthés et les tambourins de l’immense « Giant » annoncent la couleur dès les premières minutes. Une touche de The Shins pour lancer un « Shake & Tremble » puissant mais pas racoleur, suivi d’un « Found You » d’abord langoureux puis carrément psyché. Un « First Light » éblouissant de simplicité mélodique, une « Pause Repeat » sous influence Hot Chipienne, des « Reflections » bondissantes avec leur refrain collant comme de la glue et enfin des « Vibrations » sauvages aux harmonies démentielles dignes d’Animal Collective… Tout cela pour se conclure sur l’explosif « Break The Glass », qui se passe de description. La recette est la même, mais aucun morceau ne se ressemble, et chaque nouvelle piste provoque une joie presque naïve chez l’auditeur. Contrairement à leurs cousins anglais Alt­-J qui ont choisi d’emmener leurs chansons organiques vers des chemins plus tortueux et introspectifs, Django Django a clairement choisi la voie du bonheur et du partage. Ce qui promet donc un peu plus d’amusement en concert.

Tels des Django Unchained, les quatre garçons nous ainsi font entrer dans une jungle musicale qui nous fait remonter dans le temps, jusqu’aux plus belles heures des Beach Boys. Tout est chaud, tout est luisant, tout est sucré : il n’y a plus qu’à se laisser porter par cet album taillé pour la fête et le soleil et attendre tranquillement les premiers jours de l’été. Il ne sera alors plus possible de s’en passer.

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