musique

[Musique] LIVE REPORT : JAMIE XX A LA CIGALE

image

« Oh My Gosh ». Ce sont les seuls mots qui viennent à l’esprit en sortant (en nage) du concert événement de Jamie XX à Paris le 21 octobre dernier.

Le Cigale un mercredi soir d’automne à 19h30 : des conditions idéales inespérées pour (re)découvrir sur scène le premier album coloré du producteur superstar Jamie XX. L’esprit alerte et le corps vaillant, il ne sera pas nécessaire cette fois-ci d’attendre jusqu’à 3 h du matin dans un club bondé pour apprécier à leur juste valeur les pépites électro-pop de « In Colour », devenues pour la plupart les tubes de l’été, « Good Times » et « Loud Places » en tête. Et ils étaient nombreux, les gens à vouloir passer du bon temps dans un endroit bruyant, ce soir. Tous ce que Paris compte de hipsters à barbe et de clubbers avertis s’étaient ainsi donné rendez-vous à Pigalle pour ce qui faisait déjà figure de concert électro de l’année. Et ils ne s’y étaient pas trompés.

Apparu sur scène en catimini dès 20h30, Jamie nous a offert près de 2 heures de set flamboyant, passant par toutes les émotions sonores et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Disco dorée, électro industrielle grisâtre, house sensuelle bleutée, reggae tropical verdoyant, techno violente et violacée…L’Anglais n’a pas son pareil pour mélanger les genres et les couleurs en dégotant toujours l’enchaînement parfait, le point de liaison magique qui rendra l’ensemble à la fois percutant et fluide, et rendra la foule extatique. Au milieu de cette playlist bariolée, où le bon goût est omniprésent malgré de grandes audaces mainstream (l’instant « compagnie créole »), les morceaux originaux tels que « Gosh » et « Stranger in the Room » débarquent en héros brillant de mille feux, venus pour embraser un parterre de danseurs déjà bien excités. Face à un tel rouleau-compresseur pop, impossible en effet de ne pas bouger son corps inlassablement, malgré l’heure inhabituelle. Le temps d’une soirée, Jamie XX nous fait vivre le frisson de Berlin, ville libre où il n’est pas anormal de danser à 3 h de l’après-midi.

Quelle que soit la nuance de couleur ou de son choisie, le Londonien claque ses mixes et écrase nos pieds sur le dancefloor. Manipulant ses vinyles en toute modestie dans sa petite chemise blanche, sans autre artifice qu’une boule disco tournoyant au dessus de la scène, Jamie n’a pas besoin d’en faire plus pour imposer sa classe toute britannique. Et lorsque arrive en fin de parcours l’inévitable, le tubesque, l’incroyable « Good Times », dans une version encore plus délirante que l’originale, le public, ébloui par les rayons multicolores, n’a plus qu’à se rendre à l’évidence : cet homme-là est merveilleux. « Loud Places » et « Girl » composent le final éclatant et évident de ce concert en Technicolor, où la musique s’est, le temps d’un soir, transformée en la plus belle des visions.

Photos de WeMusicMusic.

[Live Report à lire sur La Boîte à Musique Indé]

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s