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[Musique] TOP 10 ALBUMS 2015

Il y en a eu des albums à écouter en 2015. Il y en a même eu beaucoup. Mais jamais trop. Voici mon Top 10 ultime des meilleures galettes de l’année.

1-     Kendrick Lamar, To Pimp A Butterfly

Le chef d’œuvre musical de cette année est signé Kendrick Lamar. L’un des plus grands rappeurs actuels signe une masterpiece dense, complexe et fascinante, sans renier l’efficacité jazzy et l’optimisme militant qui le caractérisent. Personne en 2015 n’aura pu surpasser ce rouleau-compresseur hip-hop qui tend à s’imposer comme la référence socio-pop ultime. Le King Kunta, c’est lui.

2-     Tame Impala, Currents

Il y a eu les sceptiques, et puis les croyants. Ce sont les seconds qui avaient raison. Kevin Parker et son gang d’Australiens ont fait le bon choix en remplaçant leurs guitares à révéré par des synthés tout aussi psyché, mais beaucoup plus groovy. De l’épique « Let It Happen » au sensuel « New Person, Same Old Mistakes », Currents est le récit d’une transformation sans fausse note et d’une révolution musicale tout en douceur.

3-     Mac DeMarco, Another One

Chaque nouvel album de Mac DeMarco ressemble à du Mac DeMarco. Et c’est pour ça qu’on l’aime. Lui n’est pas là pour changer le monde, mais pour le rendre plus agréable au quotidien, en repoussant continuellement les limites de la beauté. Another One et ses sept petites chansons auront été le soleil de notre été, la bande-son de nos évasions solitaires, un sourire franc à la vie.

4-     Disclosure, Caracal

En 2015, pour pouvoir danser partout à tout moment, il suffisait d’écouter le deuxième album de Disclosure. Compilation de tubes soul-house tous plus énormes les uns que les autres, Caracal est aussi un espace de rencontres : Lorde, The Weeknd, Sam Smith… Ils sont tous là, les amis fidèles et les petits nouveaux, pour faire des frères Lawrence les rois d’une scène électronique, certes faite par des machines, mais avant tout servie par des humains.

5-     Joey Bada$$, B4.DA.$$

Le mois de janvier était à peine entamé que le jeune génie de Brooklyn nous sortait ce premier album « officiel » et déjà culte, marchant dans les traces de ses aînés Nas et A Tribe Called Quest. De « Paper Trail$ » à « Hazeus View », une certaine idée de la jeunesse, de l’ascension sociale et de la communauté. Et surtout de sublimes morceaux pleins de fougue, à la production racée. L’avenir du hip-hop lui appartient.

6-     Fyfe, Control

Fyfe détient le prix de la réussite discrète de l’année. Avec son album tout doux Control, il a su conquérir nos cœurs sans se faire remarquer et nous émouvoir sans élever la voix. Un concentré de titres accrocheurs mais jamais racoleurs, dont la volupté et le mystère se sont imposés avec évidence pour donner une touche onctueuse à cette cuvée 2015. Le charme et la tendresse : les maîtres-mots d’un disque en clair-obscur.

7-     Flavien Berger, Léviathan

Œuvre visionnaire à mi-chemin entre L’Odyssée et Retour Vers Le Futur, le premier album
de Flavien Berger a hérité de statut d’« ovni musical ». Il s’agit surtout d’une merveille sonore où les élans électriques s’entrechoquent avec une langue française allégorique. Monstre mythologique échappé d’eaux musicales trop douces, il trace une ligne droite vers le futur, qui sera visiblement un monde meilleur.

8-     Onra, Fundamentals

Avec ses Chinoiseries sorties en 2007, Onra avait influencé toute une nouvelle génération d’artistes hip-hop aux ambiances smooth et influences d’Orient. Avec Fundamentals, le producteur français réinvente ses basiques avec une collection de pépites rappo-lounge, parfaites pour décompresser ou rêvasser. Plus efficace qu’une séance de yoga, Onra nous
offre 35 minutes de relaxation totale sur un petit CD.

9-     Panda Bear, Panda Bear Meets The Grim Reaper

Echappé des fous furieux New-Yorkais d’Animal Collective, Panda Bear n’en reste pas moins une bête sauvage sur ce nouvel opus qui ressemble à s’y méprendre à une arche de Noé, dans laquelle tous les reptiles synthétiques et mammouths électroniques se seraient donné rendez-vous pour repeupler les terres expérimentales de la pop indé. A l’image de sa jolie pochette, une œuvre multicolore et hypnotique.

10-  Years & Years, Communion

Au milieu de cette année quand même plutôt merdique, les Anglais choupinets de Years & Years nous ont apporté l’album festif qui nous aura empêchés de nous pendre. D’une joie
innocente et d’une énergie débordante, Communion nous a fait oublier, le temps de 13 chansons électro-pop toutes plus sautillantes les unes que les autres, toutes les atrocités de 2015 pour nous concentrer sur l’essentiel : savoir s’amuser ensemble, en communion.

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