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[Musique] LIVE REPORT – TAME IMPALA + JAGWAR MA AU ZENITH

Le dernier dimanche de janvier sonnait un peu comme Noël après l’heure avec sa double affiche australienne au Zénith de Paris. Jagwar Ma Vs. Tame Impala : encore plus alléchant qu’un repas de réveillon.

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19h : Nos chouchous de Jagwar Ma ouvrent la danse avec leur tube bondissant The Man I Need, qui, avec ses beats en provenance directe des années Madchester, nous replonge immédiatement dans l’ambiance transpirante de leur concert à la Flèche d’Or en 2013. Le trio n’a rien perdu de sa capacité à nous faire perdre trois litres d’eau par chanson, que ce soit sur l’électro-spacial Exerciseou sur le très ondulant Uncertainty. Les nouveaux titres disséminés çà et là dans le set ne manquent ni de basses puissantes ni de groove gluant, et nous font déjà trépigner d’impatience à l’idée d’un nouvel album. Le public était certes conquis d’avance, mais on n’est jamais vraiment préparés à la joie que procurent trois Australiens sautillant sur scène comme si nous étions tous réunis à l’Haçienda en 1990. Le bonheur aurait été total s’ils nous avaient joué un petit What Love, introduction tonitruante de leur album Howlin et rouleau compresseur au crescendo fatal. Mais unThe Throw euphorique aura suffi à nous convaincre que Jagwar Ma est bel et bien la Rolls des premières parties.

Après un troisième album – Currents – qui les avait fait entrer dans la cour des grands de la Pop (avec un grand P) et une prestation d’anthologie lors de la dernière édition de Rock en Seine, le risque était grand de fonder trop d’espoirs sur ce nouveau concert de Tame Impala. Et pourtant, pourquoi avoir peur, lorsque l’on a affaire à ce groupe tant rempli d’amour ? Kevin Parker, qui ressemble de plus en plus à une version grunge de Jésus, débarque à 20h20 avec sa clique, tout en cheveux longs, écharpe « loose » et sourire béat. Un déclic s’est de toute évidence produit avecCurrents et c’est au même Kevin libéré et communicatif qu’à Rock en Seine que nous avons droit ce soir. Démarrant par l’épique Let It Happen, la connexion psychique se fait instantanément avec le public, qui ne fait plus que suivre son gourou rock dans ses nouveaux délires synthétiques. Si les anciens tubes font toujours leur effet sur la foule envoûtée et très participative, de Solitude Is Blissà Why Won’t They Talk To Me, les nouveaux morceaux (largement majoritaires) sont accueillis avec la même ferveur : The Moment, Eventually, The Less I Know, The Better… Tous sonnent déjà comme des classiques, même si c’est bien ‘Cause I’m A Man qui remporte la palme du plus grand nombre de bras en l’air.

Entre deux explosions de confettis, Kevin Parker, extatique, finit par nous avouer que « This is too much. Too much for my heart ». Pour notre cœur aussi. Surtout lorsque le groupe revient pour un rappel frôlant la perfection. Après l’incontournable  Feels Like We Only Go Backwards, dont l’on ne se lassera jamais, les Australiens nous font le plus beau des cadeaux en nous offrant le rarissimeNew Person, Same Old Mistakes, monstre sensuel clôturant Currents et l’un des meilleurs morceaux de 2015. N’ayons pas peur des mots : le concert de Tame Impala était peut-être déjà le meilleur concert de 2016.

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