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[Musique] : LIVE REPORT – DISCLOSURE AU ZENITH

Disclosure-SimonEmmett1.2mb

Le vendredi 19 février au soir, le plus grand club de Paris se trouvait du côté de la Villette, au Zénith plus précisément, qui accueillait les deux frères prodiges qui font trembler la planète garage-house depuis 2012 : j’ai nommé les blondinets britons de Disclosure.

Leur ami Pomo était chargé de faire monter la sauce dès 19h45 devant une fosse déjà pleine à craquer. Avec son électro sensuelle et ses beats deep hip-hop – rappelant souvent notre chouchou de Montréal, Kaytranada -, la mission est plus qu’accomplie et, quand le duo débarque vers 21h10, nos jambes sont déjà bien échauffées. Entrée en grand pompe, nos deux compères surplombent la salle du haut de leur nacelles respectives (une pensée pour les gens petits, merci !), avec tout leur matériel de vrais musicos. Car oui, Disclosure c’est du « vrai » live, et c’est ce qui les différencie de la horde de DJ actuelle. L’humain avant la machine. Et pour nous le prouver, c’est la chanteuse d’AlunaGeorge en personne qui débarque sur scène pour nous interpréter le bien connu White Noise. Euphorie du public. Malheureusement, Sam Smith et Lorde ne feront pas d’apparition miracle, ce qui n’empêche pas les frangins d’abattre tube après tube avec une puissance redoutable. Et si les vétérans You & me et  F For You sont accueillis avec la même ferveur que les nouveauxOmen et Jaded, c’est surtout leur 2e album Caracal que les Anglais, peu enclins à la nostalgie, mettent à l’honneur ce soir. Du langoureux Willing & Able au monumental Nocturnal, en passant par le vénéneux Magnets, Disclosure a su développer toute une palette de sons sur ce nouvel opus, qui ne font qu’exploser en live, soutenus par une scénographie impressionnante mais pas abrutissante, reprenant subtilement tous les codes visuels du duo (les visages, les silhouettes, les ombres).

Alors que l’efficacité du set n’était plus à démontrer, le concert bascule aux deux tiers en mode total clubbing, avec une version à rallonge de Bang That, défouloir bienvenu en cette fin de semaine, pour aboutir à un final monstrueux sur When A Fire Start To Burn, délicieusement remanié pour l’occasion. Une démonstration de force et de maîtrise qui se conclut par les bondissants Hourglasset Holding On. Une dernière surprise avec l’arrivée de Brendan Reilly sur Moving Mountains, avant de se dire au revoir sur l’évident mais ravageur Latch. Nos petits Anglais sont aux anges et ne savent plus comment nous remercier du haut de leur trône de fer. Humains avant tout.

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