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[Séries] FESTIVAL SERIES MANIA : JOUR 1 –  DAVID CHASE Vs. HARLAN COBEN

Masterclass de David Chase

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Samedi 18h : c’est la grand messe au festival Séries Mania pour la masterclass de David Chase, le créateur des “Soprano”, autant dire un dieu vivant pour les sériephiles.

Interviewé par le courageux Olivier Joyard des Inrockuptibles, le pionnier des showrunners ne s’est pas montré très volubile, mais nous a transmis l’essentiel : sa conception de la télévision et surtout de sa série mythique “Les Sopranos”. Peu de mots, mais la vision claire d’un control freak sur son œuvre : celle d’une série plus triste que cynique, et d’une philosophie bouddhiste où le passé et le futur n’existent pas, où seul le présent compte. Celle-ci est d’ailleurs la clé pour comprendre la scène finale de la série, qui avait fait couler beaucoup d’encre. Du travail en salle des scénaristes à la performance de James Gandolfini, Chase ne sera finalement pas avare en informations. Mais s’il accepte volontiers les honneurs (il retire beaucoup de fierté de la reconnaissance que lui témoignent les grands showrunners actuels – Matthew Weiner de “Mad Men” et Terrence Winter de “Boardwalk Empire” – qu’il a formés), on sent surtout l’homme de l’ombre et de labeur, qui voulait avant tout apporter plus de silence à la télévision. D’ailleurs, lorsqu’Olivier Joyard lui fait remarquer que le New York Times a désigné “Les Soprano” comme l’événement culturel majeur de ces 50 dernières années, il répondra simplement : “Ils ont oublié les Beatles”.

C’est cette humilité et ce recul que l’on retiendra de ce moment rare.

“The Five” de Harlan Coben

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A 20h30, le festival accueillait une autre star, l’écrivain Harlan Coben, qui venait présenter sa première série originale (policière, forcément), “The Five”. Avec la générosité et la gentillesse qu’on lui connaît, l’auteur américain s’est joyeusement prêté au jeu des questions-réponses avec un public de fans avertis, assumant avec conviction et enthousiasme tous les choix artistiques et scénaristiques de la série, sur laquelle lui et son équipe ont bénéficié d’une grande liberté.

Si la réalisation un peu trop “flashy” peut d’abord faire un peu peur, avec ses couleurs très vives et ses mouvements de caméra à avoir le mal de mer, “The Five” bénéficie heureusement du savoir-faire du maître du thriller. A partir d’un pitch imparable (un enfant disparait : 20 ans plus tard, son ADN est retrouvé sur la scène d’un crime. Les quatre amis présents le jour de sa disparition vont enquêter), Coben parvient à développer des personnages attachants et inquiétants à la fois et surtout à nous surprendre avec des cliffhangers à couper le souffle. Seul petit bémol : la musique pop un peu trop poussive et omniprésente. La série n’a pas besoin de cet artifice pour être moderne : l’histoire, très forte, et le suspense, haletant, suffiront à nous faire revenir aux prochains épisodes.

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