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[Séries] FESTIVAL SERIES MANIA – SOIREE D’OUVERTURE : VINYL

Chaque année, le festival Séries Mania, organisé par le Forum des Images, est l’occasion de se réunir entre geeks pour découvrir ou redécouvrir les meilleures créations sérielles du monde entier. De la sitcom américaine au drame familial danois, en passant par la série d’anticipation française, ils sont tous là. Et nous aussi.

Pour sa 7e édition, la festival parisien a décidé de voir les choses en grand. Déjà, une compétition internationale avec, en président du jury, le créateur mythique des “Soprano”, David Chase. Et surtout beaucoup plus de séances, avec notamment un nouveau lieu d’accueil, l’UGC des Halles voisin.

Pour fêter ce nouveau cap franchi en grande pompe, la soirée d’ouverture se tenait royalement vendredi soir au Grand Rex, avec la projection du premier épisode de la série événement de HBO “Vinyl”. Après une introduction hilarante de Nora Hamzawi sur les séries addicts, dont elle fait bien sûr partie, c’est Bobby Cannavale en personne, l’acteur principal de la série, qui inaugure l’ouverture du festival, avec une classe à faire claquer des dents toutes les groupies de la salle. Les choses sérieuses (les séries, donc), peuvent alors commencer.

On nous avait prévenus : il s’agissait du plus grand écran sur lequel avait jamais été projeté la création de Martin Scorcese et Mick Jager. Je pense que c’était également le système son le plus puissant jamais utilisé. Les chanceux qui n’ont pas eu la tête arrachée par le hurlement des guitares lors de la première scène live ont néanmoins pu profiter de la virtuosité visuelle de Marty, en particulier lors de ces interludes musicaux sublimes, transitions rêvées nous faisant pénétrer l’inconscient de Richie Finestra, ce patron de label sur le point de se faire racheter, qui va de nouveau être touché par la grâce du rock and roll et essayer de remettre sa maisons de disque à flot, alors qu’il est lui-même rattrapé par ses anciens démons (au hasard la drogue et l’alcool).

Passé cet éblouissement graphique, on ressort quand même un peu déçus de ce prologue qui nous promettait des numéros musicaux de luxe et de la subversion à tous les étages. Le scénario ne fait qu’empiler les clichés que l’on pourrait attendre de quelqu’un qui fait en 2016 un film sur les années 70, et les scènes musicales, censées être le nerf de la guerre, nous laissent plutôt indifférents, tout comme le destin des protagonistes, qui n’existent jamais réellement en dehors des stéréotypes qu’ils sont censés incarnés (la jeune rebelle indépendante qui en veut, les associés mi-escrocs-mi bons à rien, l’épouse poussée à bout, etc.). C’est surtout le manque criant de storylines à développer lors des prochains épisodes qui dérange. Une fois que Scorcese ne sera plus derrière la caméra, que restera-t-il ? On espère au moins un certain sens du rythme et une plus grande capacité à nous surprendre…

“Vinyl” devait être un événement : si son pilote n’est pas désagréable à regarder, on a quand même l’impression d’avoir déjà vu ça cent fois. Mais pour l’amour de Bobby Cannavale (toujours aussi fascinant que dans “Boardwalk Empire”) et du rock and roll, on lui laissera une petite chance.

http://series-mania.fr/

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