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[Séries] FESTIVAL SERIES MANIA – DAY 5 : « MASTER OF NONE » & « THE NIGHT MANAGER »

“Master of None” de et avec Aziz Ansari

Mercredi était présentée notre nouvelle série comique préférée, la délicieuse “Master of None”, créée et interprétée par le génialissime Aziz Ansari, découvert et adoré dans la sitcom mythique “Parks and Recreation”. Il nous raconte ici ses déboires amoureux et professionnels via son personnage à peine inventé d’acteur new-yorkais, fils d’immigré indien, qui se pose pas mal de questions sur la vie. On pense tout de suite à “Louie”, mais Ansari nous propose ici plutôt une version de Louis CK sous vitamine D. C’est avec beaucoup de légèreté, d’humour et plus de subversion qu’il n’y paraît, qu’il décrit les doutes existentiels de sa génération, avec toute une panoplie de personnages attachants et bien barrés. Sans chercher l’originalité à tout prix, il aborde finalement des thèmes plutôt rares à la télévision (l’héritage de parents immigrés parfaitement intégrés, la place des acteurs indiens au cinéma) et traite les autres de manière toute aussi singulière (le premier rencard, le quotidien du couple). Au final, une merveille de poésie sociale où l’on rit toujours avec les personnages et jamais d’eux. Cynisme minimal, tendresse maximale.

“The Night Manager” d’après John Le Carré

Soirée britannique au programme avec la projection de la mini-série “The Night Manager”, d’après John Le Carré et réalisée par la danoise oscarisée Susanne Bier. Le fils de l’auteur lui-même, Simon Cornwall était présent en tant que producteur de toutes les adaptation cinématographiques des œuvres de son père. “The Night Manager” bénéficie d’un casting 3 étoiles : le très sexy Tom Hiddleston, notre Docteur House préféré Hugh Laurie et la française Aure Attika (elle aussi présente). Des acteurs classieux pour une série qui ne l’est pas moins. Hiddleston est directeur de nuit dans un hôtel du Caire lorsqu’il découvre l’existence d’un gigantesque trafics d’armes. Il va alors collaborer avec les services secrets britanniques pour faire tomber l’homme derrière la machine, a.k.a Hugh Laurie (plus inquiétant que jamais). La réussite de ces deux premiers épisodes tient surtout dans le charisme de Tom Hiddleston, magnétique quoi qu’il fasse, et dans l’élégance très james bondienne de la réalisation. La tension permanente et des personnages convaincants nous font oublier quelques facilités scénaristiques (la découverte des documents au début, l’adaptation très rapide de Pine à son nouveau rôle d’agent secret). Cerise sur le gâteau : la présence de l’anglaise Olivia Colman, que l’on retrouve avec plaisir après “Broadchurch” et qui fait pétiller chaque scène où elle apparaît, avec son humour dévastateur et désespéré. A suivre, donc.

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