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[Séries] FESTIVAL SERIES MANIA – DAY 7 : “THE CATCH” & “THE PATH”

Comme à la bonne époque des groupes rock des années 2000, Séries Mania accueillait plein de séries en “The” en ce 7e jour de festival.

“The Catch”, produite par Shonda Rhimes

Tout d’abord la très sexy “The Catch”, nouvelle production de la papesses des séries addictives Shonda Rhimes, et version new-tech du jeu du chat et de la souris. Alice Vaughan, détective privée spécialisée dans la fraude, découvre un jour que son fiancé est lui-même un escroc qui l’a prise dans ses filets. Mais la traque est difficile quand les sentiments s’en mêlent… En femme forte mais trahie, la sublime Mireille Enos (“The Killing”) séduit autant le spectateur que Peter Krause (“Six Feet Under”), convaincant dans le rôle de l’ex-Monsieur Parfait, un peu filou et très amoureux. “The Catch” est le plaisir (à peine coupable) que l’on attendait depuis que “Grey’s Anatomy” a décidé de tuer tous ses personnages. Rythme infernal, héros tous plus beaux les uns que les autres, rebondissement à chaque coupure publicitaire… Sans s’en rendre compte, nous sommes déjà pris au piège de ce système diabolique, presqu’aussi escroc que ses personnages. Au-delà du simple divertissement, Shonda Rhimes apporte une nouvelle fois sa petite touche personnelle : son féminisme toujours plus affirmé avec des femmes qui font équipe et qui, non seulement n’ont pas plus besoin des hommes, mais les manipulent aisément. Malgré une efficacité redoutable, c’est donc surtout ce refus des schémas habituels qui rend “The Catch” aussi attachante.

“The Path”, produite par Aaron Paul

Avec son casting de mannequins, la discrète “The Path” n’a rien à envier à la clinquante “The Catch”. Rien de moins qu’Aaron Paul (“Breaking Bad”), également producteur, dans le rôle principal d’un père de famille qui commence à douter de la secte à laquelle il appartient. Dommage, car sa femme, Michelle Monaghan (“True Detective”) est une vraie dévote et leur gourou, Hugh Dancy (“Hannibal”) a  l’air d’un bon psychopathe. On s’attendait à un grand drame cinématographie sous tension – le sujet s’y prête –,  on se retrouve devant une série semble-t-il moins ambitieuse, mais pas pour autant inintéressante. Face à la facilité de présenter les sectes comme le diable en personne, à grands coups d’effets stylistiques et de performances exaltées, “The Path” fait le pari du réalisme, en nous montrant une communauté presque normale et pétrie de bonnes intentions, puis en démontant un mécanisme d’enrôlement subtile et implacable. L’intolérance envers l’autre, le renfermement sur soi, l’aveuglement crédule, apparaissent, eux, progressivement. Mais lorsque l’on s’en rend compte, le piège s’est déjà refermé. Parmi tous ces personnages aux interrogations diverses, le plus attachant est incontestablement le fils d’Eddie et Sarah, ado sérieux coincé entre ses propres croyances et ses sentiments pour une camarade de classe. Et c’est bien en nous montrant comment la communauté nous empêche de faire nos propres choix que “The Path” se révèle la plus juste et la plus prenante.

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