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[Livres] STUFF I’VE BEEN READING – MAI 2016

Oui, je lance ma petite rubrique “à la Nick Hornby”. Et je ne pense pas qu’elle ait besoin de plus d’introduction.

Livres achetés :

–       Le Japon en un coup d’œil

–       Le petit guide de survie au Japon

–       Tokyo mis en scènes, Adrien Gombeaud

–       Modern Romance, an Investigation, Aziz Ansari

Livres lus :

–       Pourquoi Tokyo ?, Agathe Parmentier

–       Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa

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Dans un élan monomaniaque, mon choix s’est abattu ce mois-ci sur le pays du soleil levant. La faute à cet achat impulsif et imprévu du récit de voyage d’Agathe Parmentier Pourquoi Tokyo ?. Le livre était beau, tout me parlait sur la quatrième de couverture. En cette pause déjeuner un vendredi midi passée à tourner en rond à la Fnac, j’ai eu une apparition en lisant le résumé : oui, j’avais envie de savoir comment on vivait au Japon en tant qu’étranger. C’est même la chose que je voulais le plus savoir au monde. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Il faut savoir une chose à mon sujet : je suis très douée pour me découvrir des passions insoupçonnées à partir du moment où celles-ci ont été condensées dans un livre. N’importe quel sujet, je dis bien N’IMPORTE QUEL sujet est susceptible de m’intéresser à partir du moment où un livre a été écrit dessus. J’ai un jour failli acheter un livre sur l’histoire des vikings dans un musée. Si je voyais un beau, grand livre au papier brillant sur les plus vieux bateaux du monde, je serais là : « Ah mais oui tiens, j’ai envie de tout savoir sur les plus vieux bateaux du monde ! ». JE DETESTE LES BATEAUX. ET JE DETESTE LES VIEUX TRUCS. Tout ça pour dire qu’avec le Japon, la tâche était encore plus aisée et je n’ai même pas fait semblant d’hésiter avant d’acheter le livre en question.

Pourquoi Tokyo ? est un récit drôle, enlevé et réaliste sur une année passée par une jeune Française de 30 ans dans la capitale japonaise. Malgré sa fascination pour le pays et son goût pour la découverte, Agathe Parmentier n’hésite pas à nous montrer les mauvais côtés de son séjour (la solitude, la barrière linguistique, l’impossible intégration), ce qui rend son témoignage d’autant plus touchant et surtout crédible. Quel est l’intérêt de nous dire que tout est génial là-bas ? Je me doute bien que c’est génial de partir vivre à l’autre bout du monde et de découvrir une nouvelle culture au lieu de croupir dans la ville où on a toujours vécu ! Grâce à son journal de bord, l’auteur nous donne un vrai goût du pays, une vraie retranscription de ce que l’on peut ressentir en tant que « gaijin » à Tokyo. Et malgré tous les obstacles, ce récit honnête et plein de distance nous donne encore plus envie de tenter l’aventure nippone.

C’est donc tout naturellement que je me suis ruée sur des guides tels que Le Japon en un coup d’œil et Le petit guide de survie au Japon, ainsi qu’un petit essai sur les façons dont la ville de Tokyo a été mise en scène au cinéma Tokyo mis en scènes d’Adrien Gombeaud (spoiler : on y parle beaucoup de Lost in Translation que j’ai, en toute logique, revu pour la 100e ce mois-ci). Je ne me targuerai pas d’avoir lu ces trois livres en entier, je n’en avais même pas l’intention. Alors pourquoi ai-je acheté tous ses livres si je n’en avais pas vraiment besoin et que je n’avais pas vraiment l’intention de les lire ? Et bien tout simplement parce que j’en avais envie et que rien ne m’en empêchait ! Et parce qu’ils constituent indéniablement une délicieuse introduction à un prochain voyage en immersion dans le pays du karaoké et des cerisiers, qui j’en suis sûre, ne manquera pas d’arriver.

Les cerisiers, il en est beaucoup question dans le magnifique roman de Durian Sukegawa Les délices de Tokyo. Je persiste donc dans ma passion pour le Japon (j’ai d’ailleurs  tenté de lancer le hashtag #PassionJapon sur Twitter – sans grand succès) avec le livre qui a inspiré le film de Naomi Kawase, que j’avais à mon regret raté lors de sa sortie en salles. Comme le livre trainait depuis quelques mois sur la table de chevet de ma mère, j’ai profité d’un weekend de passage chez elle pour le lui emprunter et avancer inexorablement vers mon (tout nouveau) destin de Japonaise en devenir. Bon, d’après cette histoire, les Japonais ne sont quand même pas très sympas et ont enfermé leurs lépreux pendant des dizaines d’années après l’éradication de la maladie dans des centres de quarantaine franchement pas jouasses. S’il nous parle d’abord de pâtisseries, et il le fait très bien, Sukegawa nous parle surtout après de l’héritage que l’on laisse après soi et des regrets que l’on laisse derrière. Les délices de Tokyo, c’est la rencontre de deux personnages cabossés par la vie, mais qui chacun à leur manière, et surtout ensemble, vont trouver un moyen de faire fi du passé et se créer un nouveau « moi ». Le rythme n’est pas pas vraiment lent, mais jamais empressé. Le texte est d’une douceur incroyable et chaque ligne vous brise le cœur en même temps qu’elle le réchauffe. L’élégance du roman tient dans sa simplicité et son refus d’en faire trop. Pas trop de dialogues, pas trop de gestes, pas trop de larmes : juste une pincée d’émotion, un soupçon de nostalgie et quelques gouttes d’espoir.

Et en parlant de desserts japonais, je me dis que je ne sais pas grand-chose sur les fameux « an ». Il n’y aurait pas un bouquin là-dessus ?

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