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[Musique] LIVE REPORT : PARADIS AU FESTIVAL DES INROCKS

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Dire qu’on a aimé le premier album de Paradis Recto Verso, sorti en septembre dernier, est un euphémisme. Peu de groupes en effet ont le pouvoir de créer une réaction épidermique de bien-être telle qu’elle vous en donne le tournis. Duo francophone à la rencontre de la house et de la chanson à textes, disciples d’Alain Chamfort et Etienne Daho, les deux complices de Paradis ont fait chavirer nos cœurs avec des parades amoureuses ultimes et des compositions que nous n’hésiterons pas à qualifier de sublimes. Depuis la découverte de « Garde le pour toi » et « Sur une chanson en français », qui imposaient déjà une certaine idée de la perfection électromantique, le groupe a continué de faire monter la pression au gré de quelques tubes – « Toi et Moi » annonçait déjà la couleur bleu nuit de l’album – et surtout d’une absence remarquée de concerts live, les deux musiciens préférant se chauffer lors de nombreux DJ sets de qualité. Cette première date parisienne en forme de vrai concert dans le cadre du Festival des Inrocks cristallisait donc toutes les attentes.

Une vraie formation live avec une basse, une batterie et tutti quanti : Paradis arrive paré de tous ses instruments devant une Cigale sold out et déjà survoltée, alors même que le duo n’est pas la tête d’affiche. Une entrée en scène discrète et une introduction en douceur, la même que sur l’album : « Instantané » donne le ton et installe une ambiance moins smooth et plus pêchue que sur rondelle. La première bonne surprise est donc de redécouvrir un album déjà usé jusqu’à la corde avec une réorchestration rock inspirée. Le duo prend de l’assurance en enchaînant sur le single « Recto Verso », avant de se laisser finalement rattraper par leurs envies électroniques. Dans ce qui restera comme le plus beau crescendo live de l’année, le morceau en deux temps « Miroir » (le thème de la dualité, toujours) conduit tranquillement le groupe à laisser exploser son identité clubbing sur « Le bal des oubliés ». Véritable tournant du concert, ce bal annonce la tornade «  De Semaine en Semaine » et une reprise virevoltante de « La Ballade de Jim » de Souchon. Face à une foule passée de charmée à déchaînée, les membres de Paradis ne semblent pas croire à leur chance, mais la jouent crânement : entre deux coups d’œil effarés face à un tel triomphe, ils surmontent leur timidité avec une joie évidente et un naturel touchant. En bouquet final, les désormais bien connus « Toi et Moi » et « Garde le pour toi » sont repris en chœur par un public en amour et pogotant, et sont l’occasion pour le chanteur d’esquisser les derniers pas de danse de la soirée.

Au final, la grande force du groupe est de faire corps avec sa musique en nous offrant une prestation aussi intime et envoûtante que ses chansons. Des mélodies qui glissent en nous, réveillent la nuit et adoucissent les cœurs. Oui, on est bien au Paradis.

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