séries

[Séries] BINGE WATCHING – JANVIER 2017

gilmore-girls-a-year-in-the-life-key-artpromo-netflix

La fin de l’année 2016 a été marquée par ma redécouverte de la série Gilmore Girls, à laquelle j’avais à peine jeté un coup d’œil amusé à l’adolescence, puis regardé compulsivement les épisodes où apparaissait le personnage Logan (après être tombée amoureuse de Matt Czuchry dans The Good Wife) quelques années plus tard, sans jamais vraiment me plonger dans les mésaventures des habitants de Stars Hollow. La promesse d’un revival et un abonnement à Netflix plus tard, je me lançais début novembre dans une séance de binge watching intensive – voire inhumaine – des sept merveilleuses saisons de ce petit bijou télévisuel, dont j’allais ressortir au bout de deux mois exténuée mais heureuse. (Sept saisons de vingt-deux épisodes de quarante-cinq minutes : je vous laisse calculer la moyenne par jour. C’est absolument terrifiant).

Bref, au 1er janvier, j’étais enfin prête pour attaquer les quatre épisodes tant attendus de cette suite située dix ans plus tard. Le charme de Gilmore Girls ne tient pas aux amourettes tourmentées de ses héroïnes, comme je l’avais à tort cru au début, mais bien au charme de la ville qui les héberge, Stars Hollow, et à la folie douce qui anime toute une galerie de personnages hauts en couleur et calqués sur aucun stéréotype télévisuel connu. C’est ce qui donnait aux fans de cette série un côté « secte secrète » : eux seuls savaient la vraie raison de leur addiction. Et c’est bien parce que nous avons érigé Gilmore Girls en semi-religion que ces quatre nouveaux épisodes nous brisent un peu le cœur. Car si les bonnes idées et la joie de se retrouver sont bien là, la seule chose qui saute aux yeux, c’est que 10 ans ont effectivement passé et qu’elles n’ont malheureusement pas très bien fait leur œuvre. Disons-le simplement : retrouver des acteurs aussi défraichis est profondément triste. (A l’inverse, le revival de La Fête à la Maison avait été étonnamment rassurant sur la santé de son casting). Au-delà de ces retrouvailles un peu tristounes, c’est surtout l’histoire qui nous fait décrocher : des idées, il y en a, mais elles partent dans tous les sens, aucune storyline n’est vraiment menée jusqu’au bout. Sans parler des interminables et inexplicables passages de comédies musicales qui prennent la moitié des épisodes… Pourquoi, telle est ma question, pourquoi ?? Tout n’est bien sûr pas à jeter, et les joutes verbales mère-fille qui ont toujours marqué le rythme de GG nous rappellent encore pourquoi l’on aime cette série. Mais en remplaçant la joie et l’énergie de l’original par une nostalgie et une tristesse latentes, on dirait simplement que les scénaristes ont rendu les armes et que les habitants d’une ville aussi modeste et isolée du monde ne pouvaient finalement pas s’en sortir aussi bien que ça. Un choix regrettable.

Après cette petite déception, Lovesick était la série parfaite pour me réconcilier avec la vie et l’amour. Création anglaise discrète, Lovesick est pourtant une merveille de finesse, qui tient son originalité dans sa façon de dessiner ses personnages romantiques et de les accrocher au quotidien, ici une Ecosse jeune mais toujours grise. Si tout son casting est d’une intensité égale, en particulier dans cette saison 2, son acteur principal Johnny Flynn, également chanteur reconnu, est la parfaite incarnation de l’adulescent amoureux, avec sa gueule d’ange et son regard perdu (et très bleu). Une série doudou de qualité, qui se regarde toute seule et nous touche en plein cœur.

Mais en matière de série feel-good, difficile quand même d’égaler Jane The Virgin, dont je n’avais cessé de reporter le visionnage pour une raison inconnue. Malheureusement, seule la saison 1 est pour l’instant disponible sur Netflix, ce qui m’apporte une frustration incommensurable. Halte aux rabat-joie : cette série est parfaitement parfaite. Jouant sur les codes des telenovelas, elle réinvente l’histoire de l’immaculée conception avec son adorable héroïne Jane, une vierge qui va tomber enceinte à la suite d’une erreur médicale. A l’image des telenovelas, tous les personnages délirants de cette série sont tous reliés d’une manière (grossière) ou d’une autre (la tante du frère du mari de la sœur de son médecin etc.), mais ce schéma de départ caricatural, mis en relief par une voix off hilarante, disparait rapidement derrière la sincérité des sentiments et l’empathie que l’on peut avoir pour les personnages. Drôle, touchante et un peu folle, Jane The Virgin est une petite douceur acidulée qui nous expulse en dehors de la réalité le temps de 42 minutes et nous rappelle que la qualité première d’une série reste sa capacité à enchanter notre quotidien. Peut-être une leçon à retenir pour les créateurs de Gilmore Girls.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s