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[Musique] LIVE REPORT : PARCELS + KEEP DANCING INC. AU POINT EPHEMERE

Le jeudi 16 février, un sentiment d’été a parcouru la petite salle du Point éphémère. Telle est la beauté des concerts, qui nous permettent de nous évader du froid hivernal parisien pour nous offrir un condensé de vacances au soleil en moins de trois heures. Devant un public averti et à la moustache bien lissée venu en masse acclamer les bientôt intournables Parcels, le trio français Keep Dancing Inc. a imposé en première partie les couleurs de cette soirée : du rose pour l’amour, du jaune pour le soleil. Avec leur cold zouk joyeuse et leur pop 90s amoureuse, les trois garçons, parés de leurs plus beaux blousons, ont enchanté avec une facilité déconcertante ce début de soirée. Avec une aisance et une maîtrise qui se confirment de concerts en concerts (qu’il est loin le temps où on les découvrait à l’Olympic Café !), Keep Dancing Inc. sait diffuser des ondes positives à coup de groove sexy et de jeunesse insouciante. Un attrape-cœur musical à l’image de leur fabuleux titre et déjà cri de ralliement « Alright », dont l’évidente cuteness de ses interprètes ne fait que renforcer notre potentiel d’amour pour ce groupe dont on a hâte de découvrir les prochaines aventures.

Keep Dancing Inc. faisait surtout figure de parfaite introduction au bulldozer qui allait ensuite passer à la charge. Parcels, ou quatre musiciens tout en cheveux parfaitement alignés sur le bord de la scène, prêts à renverser le mur du son. On connaissait l’efficacité de leurs tubes, mais rien ne nous avait vraiment préparés à cette décharge de bonheur, de surf pop, de funk, de disco, d’harmonies et de mélodies, d’envolées psychédéliques et de pas de danse, qui ont peuplé ces quelques 70 minutes de concert multicolore. Tels des Tame Impala qui auraient décidé de nous faire danser, les Australiens de Parcels explosent aisément toute concurrence, au point de nous demander comment ils ne sont pas d’ores et déjà le plus grand groupe du monde. Pas une seconde de relâchement, l’énergie en continu, ils ont commis l’exploit de rendre les gens heureux le temps d’un concert épique, à l’image de cette reprise monumentale du « Let’s Dance » de Bowie. Comme s’il y avait encore besoin de nous achever après nous avoir balancé « Myenemy », « Gamesofluck », « Older » ou encore, my personal favourite, l’incroyable et obsédant « Herefore »… Et si le rouleau compresseur peut paraître sans faille, le groupe nous charme surtout par ses petits pas de côté – parfois littéralement –, signe d’une spontanéité encore bien présente. Le moment le plus charmant restera ainsi celui où le claviériste a saisi un verre d’eau pour faire des percussions, à la cool, sans pression. Un tel condensé de vitamine D musicale est presque inhumain et tout est là pour nous faire réclamer une dose supplémentaire. Ça tombe bien, on les retrouvera en mai au festival Great Escape à Brighton et sur les plages de Cabourg Mon Amour cet été. Puisque le soleil leur va si bien…

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