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[Musique] LIVE REPORT : FRANCOIS AND THE ATLAS MOUNTAINS A LA MAROQUINERIE

 

Depuis ce jour béni où l’on a vu pour la première fois Frànçois and The Atlas Mountains interpréter sur scène ce titre merveilleux qu’est « Les plus beaux », notre vie a indéniablement changé à tout jamais. Toutes les dates parisiennes, voire banlieusardes (coucou La Batterie de Guyancourt au bord de la Nationale 10 !) qui ont suivi n’ont alors fait que raviver la flamme par leur enthousiasme, leur générosité et leur inventivité. En six années passées à suivre la petite troupe de François Marry, il s’en est passé des choses : on a d’abord découvert avec extase Petit Fantôme, side project du guitariste Pierre Loustaunau, avant de tomber en amour avec Babe, friandise musicale que nous faisait goûter le pianiste écossais Gerard Black.

C’est donc forcément avec un petit pincement au cœur que l’on a accueilli une nouvelle formation des Atlas Mountains privée de ces deux fortes et belles têtes, dont la personnalité atypique et bien trempée apportait cette touche de folie qui ne faisait ressembler les Atlas à aucune autre montagne. Mais Frànçois and the Atlas Mountains, c’est avant tout l’esprit que le fameux François sait insuffler à n’importe quelle équipe. A l’occasion de la sortie de leur nouvel album Solide Mirage, on retrouve ainsi à la Maroquinerie – pour la première date des trois soirs – le groupe nouvellement composé autour d’un leader au charisme difficilement égalable, aussi bien danseur que chanteur, musicien que magicien, aussi bien ici qu’ailleurs. Car cette performance est autant un concert qu’un récit de voyage. Un périple musical, navigant entre la chanson française et l’électro-pop, mais aussi géographique, avec la récurrence des rythmes africains et des chants magnifiquement interprétés en arabe. L’élément de surprise guette chacune des interventions «des Frànçois», comme on aime les appeler : une magnifique réorchestration de «La fille aux cheveux de soie», un medley avec un titre de Jaune (autre projet parallèle du groupe, mené cette fois-ci par Jean Thevenin), un ancien tube, «Je suis de l’eau», remis en avant (très forte identification de ma part à cette chanson, en tant que nageuse intermittente mais enthousiaste), une reprise improbable mais incroyable en rappel de «Didi» de Khaled… François va là où on ne l’attend pas, mais nous emmène toujours avec lui, nous (ré)acclimate à son univers avec joie et poésie.

Cette nouvelle formation apparaît alors comme une bénédiction, une promesse de nouveauté et d’ouverture d’horizon. Au milieu de cet océan d’amour et de partage, les nouveaux titres initulés «Le grand dérèglement», «Tendre est l’âme» et «Jamais deux pareils» prennent alors tout leur sens. Frànçois and the Atlas Mountains sont pour le changement en douceur, l’évolution du son mais la constance de l’âme. Car au-delà de leur musique, c’est bel et bien l’esprit de ce groupe hors norme et protéiforme qui nous fait y revenir à chaque fois.

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