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[Séries] TOP 10 FESTIVAL SERIES MANIA SAISON 8

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Cette année, le toujours aussi merveilleux (et gratuit) Festival Séries Mania faisait la part belle au féminisme revendiqué et désinhibé avec des héroïnes libres dans leur tête et dans leur corps. On les retrouve bien évidemment dans ce Top 10 de mes découvertes sur ces dix jours de festival.

1- Downward Dog

La plus belle surprise du festival provient de cette histoire en apparence banale d’une trentenaire aux prises avec ses déboires amoureux et professionnels. A ce détail près que le récit est fait par son chien, Martin, philosophe à ses (nombreuses) heures perdues, dont le regard aiguisé et désabusé nous fait redécouvrir une vision extérieure de notre condition humaine. Une merveille d’humour et de poésie, qui nous touche par sa douceur et son profond féminisme.

2- Master of None (saison 2)

La saison 1 de la création d’Aziz Ansari, notre humoriste préféré découvert dans Parks and Recreation, frôlait déjà la perfection, entre réalisme, optimisme et romantisme, sur fond de vie culturelle new-yorkaise. Exportée le temps de quelques épisodes en Italie, la saison 2 n’a en rien perdu de sa virtuosité. On ne pourra rien dire de ces nouveaux épisodes à part qu’ils sont formidables. D’autant plus lorsqu’ils sont présentés par Aziz himself, invité surprise du festival qui, en quinze petites minutes d’interview, nous a fait plus rire et réfléchir que n’importe qui d’autre pendant tout le reste de l’année.

3- Big Little Lies

En tant que fan absolue de Reese Witherspoon, mon icône féministe à moi depuis La Revanche d’une blonde (> le film le plus sous-estimé de l’histoire), je ne pouvais en aucun cas louper la nouvelle création de HBO dont elle tient le haut de l’affiche, aidée par un casting tout aussi glamour : Nicolas Kidman (toujours aussi parfaite), Adam Scott, Laura Dern, Shailene Woodley… La crème de la crème filmée par le virtuose Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild, C.R.A.Z.Y.…), dans une sorte de Desperate Housewives version dark, où chaque personnage cache son jeu aussi bien à ses proches qu’aux spectateurs. Du très grand drama.

4- I Love Dick

Claque formelle et émotionnelle, le nouveau chef d’œuvre de Jill Soloway (Transparent) explose tous les codes de la représentation du désir féminin avec folie et enthousiasme, porté par le charisme des toujours impeccables Kathryn Han et Kevin Bacon. Adapté du célèbre ouvrage féministe de Chris Kraus sans aucune barrière morale ou artistique, I Love Dick nous surprend autant qu’il nous amuse et nous secoue. Enfin une série qui ne ressemble à aucune autre.

5- Legion

N’y allons pas par quatre chemins : le pilote de Legion est l’un des meilleurs pilotes de séries de ces dernières années. Visuellement et mentalement « mindblowing », à l’image des objets que son héros fait exploser avec son esprit, vivre l’expérience Legion sur grand écran est un véritable cadeau fait au spectateur sériephile. Le lien avec les X-Men n’est alors plus que la cerise sur le gâteau, le petit frisson en plus. C’est simple : cet épisode ne se regarde pas, il se vit.

6- The Good Fight

La fin de The Good Wife m’avait clairement déçue. Retrouver certains de ses personnages dans ce spin-off, située un an après les faits, fait donc un peu figure de seconde chance. Plus brute de décoffrage que sa grande sœur, The Good Fight a la bonne idée de faire tomber les masques de ses héroïnes déterminées et indépendantes, qui avaient pris pour habitude de dissimuler leurs faiblesses et leurs émotions. Pour un résultat cash, sans faux semblant et hautement féministe. Et bien sûr toujours aussi bien ciselé scénaristiquement parlant.

7- Broken

Quand on entend parler d’un drame social britannique avec Sean Bean en pasteur anticonfirmiste, notre réponse est forcément « oui ». Présentée par son créateur engagé Jimmy McGovern, cette série puissante nous offre non seulement des performances d’acteurs impressionnantes (dont Anna Friel, récompensée du prix de la meilleure actrice pendant le festival), mais également une réflexion passionnante sur le rôle social de l’Eglise dans les quartiers populaires d’une Angleterre qui subit de plein fouet la crise économique. Ken Loach, sors de ce corps !

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8- Atlanta

Cette huitième place ne correspond pas vraiment à la très haute qualité d’Atlanta, mais se justifie simplement par le fait que je n’ai pas découvert la série au festival. Diffusée depuis quelques temps déjà, la création du touche-à-tout Donald Glover n’en reste pas moins une incroyable plongée dans l’Amérique d’aujourd’hui, en prise avec le racisme «ordinaire». D’apparence classique, la série évolue progressivement vers une originalité fondée sur le point de vue personnel de son auteur. Aussi réussie que nécessaire.

9- Born to Kill

Les Anglais sont doués pour nous foutre les jetons sans en avoir l’air. Le récit de cet adolescent en bonne voie pour devenir l’un des prochains grands tueurs en série ne fait pas exception à la règle et nous glace le sang en filmant au plus près ce jeune homme quelque peu perturbé qui s’amuse à des jeux bien glauques. Précis, moderne (James Blake dans la BO), tendu, Born to Kill sort des sentiers battus du thriller psychologique pour y ajouter une dimension sociale toute aussi inquiétante. Elle nous permet aussi de retrouver la parfaite Ramola Garai (The Hour, Dirty Dancing 2 > oui, ce film est formidable).

10- Timeless

Avec ses histoires abracadabrantesques de voyages dans le temps, Timeless ne rentrera probablement pas au panthéon des séries et beaucoup de spectateurs la trouveront sûrement dispensable. Il serait quand même bien dommage de passer à côté de ce divertissement sympathique et de son trio de héros aussi drôles qu’attachant s (l’historienne, le militaire, le scientifique) et porté par des acteurs tous ridiculement beaux (franchement, qui peut résister à Abigail Spencer et Matt Lanter ?). Et surtout, Timeless nous permet de retrouver Goran Visnjic, alias le Dr Kovach dans Urgences. Et ça, ça n’a pas de prix.

Et j’aurais aussi aimé voir :

  • Missions : une série française qui part sur Mars, c’est pas tous les jours que ça arrive ! En plus des cosmonautes accompagnaient les spectateurs pour de vrai jusque dans la salle de projection… Ca avait l’air cool.
  • Apple Tree Yard : la mini-série anglaise qui, apparemment, a fait l’unanimité chez les spectateurs du festival. Comme souvent, avec les séries anglaises.
  • Ride Upon The Storm : j’avais bien pris mes places pour la nouvelle série du créateur de Borgen, sur fond de crise de foi (et non de foie). Mais la fatigue a eu raison de moi. J’ai honte.

See you next year !

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2 réflexions au sujet de « [Séries] TOP 10 FESTIVAL SERIES MANIA SAISON 8 »

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