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[Musique] ALEXANDRA SAVIOR – « BELLADONNA OF SADNESS »

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Si l’on ne m’avait pas dit qu’Alexandra Savior était amie avec Alex Turner, je l’aurais deviné en écoutant les dix premières secondes de son premier album Belladonna of Sadness. Ce son vintage, cette guitare ondulante, ces cordes romantiques : la Turner’s touch est là, entre les Arctic Monkeys post-Humbug et le deuxième opus des Last Shadow Puppets, auquel la belle Alexandra a d’ailleurs participé.

Si l’on avait des encore des doutes sur l’introductif « Mirage », petit tube puppetien pourtant révélateur, « Bones » vient confirmer l’influence de son mentor, avec son rythme en demi-teinte et sa nonchalance revendiquée. Mais cette ressemblance sonore frappante n’est en aucun cas un frein à l’émancipation musicale de la jeune anglaise, dont l’atout principal reste une voix chaude et envoûtante, venant se poser avec douceur mais fermeté sur des nappes de guitares et de synthés naviguant entre légère mélancolie et véritable spleen. Comme Turner, elle parvient surtout à nous livrer des petits miracles de mélodies, le genre de beauté dont on se demande comment elle peut naître d’un cerveau humain : « Girlie » et « Cupid » sont ainsi parmi les chansons les plus sublimes qui nous aient été donné d’entendre depuis longtemps, d’autant plus qu’elles paraissent incroyablement simples à l’oreille. La preuve qu’il n’est pas nécessaire de livrer des tonnes de larmes musicales pour émouvoir son auditeur. Si Savior sait aussi se faire sensuelle (l’onctueux « Frankie »), ou menaçante (« M.T.M.E. »), elle ne rayonne jamais autant que lorsqu’elle se drape dans les couches de mystère de ses compositions.

C’est d’ailleurs en « Mystery Girl » qu’elle est apparue sur la scène du Nouveau Casino le 27 avril dernier, cachée derrière ses longs cheveux cendrés, timide mais jamais maniérée, touchante sans jouer de rôle. Sincère et en phase avec son œuvre, elle disparaissait naturellement derrière un « Vanishing Point » pour ne présenter à son public que sa musique. Une musique parfaitement pop, délicieusement old school, incroyablement actuelle. Terriblement Turner.

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