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[Musique] TOP 10 THE GREAT ESCAPE FESTIVAL 2017

Paradis des défricheurs musicaux, le festival du Great Escape envahit chaque la station balnéaire anglaise de Brighton, ses plages comme ses salles de concert. De découvertes ébouriffantes en confirmations talentueuses, cette édition 2017 aura vite fait place au beau temps dans le ciel et dans nos oreilles. Voici mes 10 coups de cœur.

1- RAT BOY

Il aura fallu quitter à contrecœur les dernières minutes du concert de The Districts pour pouvoir gagner sa place au concert du trublion britannique connu sous le charmant de Rat Boy. Véritable petite peluche punk à la nonchalance trop avancée pour pouvoir ne serait-ce que remonter sur son gilet sur ses épaules, l’Anglais aura été le concert à la fois le plus frais et le plus violent du festival. Le déluge de décibels a littéralement projeté les spectateurs les uns contre les autres au son des 30 minutes de brûlots rock corrosifs. Si son originalité ne tient pas franchement à sa musique, son naturel et son charisme en font définitivement un artiste unique et attachant.

2- PAPOOZ

Ce n’est pas forcément le groupe que l’on attendait le plus – et sûrement pas les Anglais non plus -, et pourtant, ce sont bien les Français qui ont retourné la très belle salle du Sallis Benney Theatre. L’entertainment dans la peau, la danse dans les pieds, le duo a crânement joué sa chance en joué ce concert comme si ça vie en dépendait. De la maîtrise, de l’envie et des tubes, il n’en fallait pas plus au public pour succomber à la présence féline et coquine de nos deux folkeux, qui s’imposent aussi de plus en plus comme des guitaristes hors pair. La classe à la française.

3- ASGEIR

Asgeir est beau. Asgeir est même TRÈS beau. Il se trouve qu’en plus de son physique de viking au regard lagon, il écrit également les plus belles mélodies entendues ces dernières et les interprète avec un calme aussi impressionnant que sa voix cristalline. C’est simple, la petite salle de The Arch, face à la mer, a été hypnotisée par cette sirène islandaise qui s’amuse même parfois à interpréter ses titres dans leur langue d’origine. A n’en pas douter une façon détournée de jeter sur nous un sort nous faisant plonger dans la beauté aquatique de sa musique, sans espoir de retour sur la terre ferme.

4- THE DISTRICTS

Le mot qui vient immédiatement à l’esprit quelques secondes après le début du concert de The Districts : puissance. Aussi bien physiquement, qu’émotionnellement ou musicalement, le concert des Américains de Philadelphie a été une démonstration de force, mais également de lâcher prise. Car on a rarement vu des musiciens se donner autant corps et âme à leur musique, ne pas avoir de tout livrer, trop parfois. Dans cette avalanche de son et d’énergie ressortent surtout des chansons incroyables, en construction et déconstruction permanente. Une autre vision du rock.

5- CHILDHOOD

Entre la funk et le psychédélisme, Childhood ne semble pas vouloir choisir, et c’est tant mieux. Dans un bar où le son laissait pourtant grandement à désirer (le Horatio’s, sur le Brighton Pier, vue sur la mer et moquette comprises), la troupe anglaise a réussi à un livrer l’un des sets les plus énergisants du festival. Cuivres et guitares de sortis, chaque des membres a sa place, son charisme aussi. Et le groupe emporte tout sur son passage. Réécouté plus tard sur des enceintes dignes de ce noms, on en aura la confirmation : ce qu’ils font est absolument formidable. On aurait pu le dire simplement en voyant leur tête.

6- BIG HEATH

Le gros coup de cœur du festival, sans mauvais jeu de mot. Big Heath, c’est un rappeur anglais blanc, en léger surpoids, qui se surnomme lui-même « that fat white rapper » sur Twitter. Là on pourrait croire à une blague, on découvre surtout un flow aussi impressionnant qu’émouvant, qui fait par exemple penser au dernier petit jeune Anglais en titre, Loyle Carner, et une personnalité bourrée d’humour et attachante. Loin d’être un gag, la revendication de son physique est surtout une manière rafraichissante de décomplexer les gens sur leur apparence. Ni fausse autodérision, ni réelle revendication : juste être soi-même. Un gros câlin pour Big Heath.

7- SHY LUV

Découverts à l’occasion d’un seul et unique titre, le très festif « Time », le duo Shy Luv est le genre de groupe qui se cherche, entre pop 80s et électro tribale, mais qui fait du bien partout où il passe. Tel un jeune Calvin Harris qui n’aurait pas encore vrillé, les Anglais ont livré un set ouvertement joyeux et dansant, jouant parfois maladroitement sur les ruptures de rythme, mais se rattrapant toujours sur quelques pas de danse. Foutraque et enthousiaste, il ne nous en faut pas plus pour les aimer. Beaucoup.

8- ADAM NAAS

La tendresse en bandoulière, Adam Naas a réussi la prouesse de la livrer la performance à la fois la plus mignonne et la plus sexy du festival. Après un début en douceur faisant la part belle à son incroyable voix, les rythmes se sont ensuite accéléré, ont commencé à groover et nous ont finalement envoûtés par leur sensualité. Une demi-heure toute en beauté, douceur et séduction, dont on n’est pas totalement ressortis indemnes.

9- HOMESHAKE

Au vu de son dernier concert formidablement formidable au Point éphémère, le concert de Homeshake au très excentré Bleach (merci le taxi, même s’il nous a d’abord amenés au « Branch ») aurait dû être le meilleur moment du weekend. La faute à un système son horrible et à un chanteur moyennement communicatif (comprendre : pas du tout), la performance aura été un chouilla en dessous de ce que l’on aurait pu espérer. N’empêche que toutes ses chansons restent les meilleures que l’on ait entendues de tout le festival. Le talent ne se perd jamais, quelle que que soient les circonstances.

10- KILLASON

Vu en plein milieu d’après dans un bar à moitié vide, Killason aura néanmoins scotché les quelques personnes présentes par ses incroyables dons de danseur. Devant une telle performance physique et habitée, la musique passe presqu’au second et semble simplement venir en soutien de la chorégraphie. Peut-être pas une claque sonore, mais définitivement une claque visuelle et sensorielle.

En bonus :

– Le « fail » : Parcels

En une heure d’attente sous la pluie devant le Komedia, notre espoir d’entrer un jour à l’intérieur n’aura jamais failli. Mais il n’aura pas non plus été satisfait.

– La semi-déception : Rejjie Snow

Vus l’amour qu’on lui porte et le sprint qu’on a dû piquer pour arriver à temps à son concert, on espérait une grande prestation de Rejjie Snow. Il était toujours aussi beau, mais n’a pas vraiment livré la marchandise devant un public, reconnaissons-le, assez amorphe.

Rendez-vous l’année prochaine, Brighton !

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