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[Musique] LES 6 CONCERTS QU’IL NE FALLAIT PAS MANQUER A CABOURG MON AMOUR

Sur les plages de Normandie, les vagues ne rapportent pas que du sel et des coquillages, mais aussi de la bonne musique. Le dernier weekend de juillet, Cabourg Mon Amour nous offrait ainsi un festival balnéaire et intimiste avec vue sur la mer, sorte de mini-Pitchfork les pieds dans l’eau. Pendant trois jours, nous aurons donc appris à supporter le sable dans nos baskets tandis que Jacques jouait avec ses samplers, Ichon nous traitait de « fils de pute », Polo & Pan invitait des nymphes sur scène et Fishbach faisait un vrai-faux lapsus en saluant Paris (il faut dire qu’une ambiance parisienne flottait effectivement sur le festival). Parmi la programmation toujours au poil de l’équipe Super, certains artistes ont néanmoins facilement tiré leur épingle du jeu et apporté quelques rayons de soleil supplémentaires sur la plage. Voici donc six raisons pour lesquelles vous auriez dû être à Cabourg le weekend dernier.

1- Loyle Carner

Avant même qu’il ne monte sur scène, nous avions la certitude que le set du rappeur Loyle Carner serait le meilleur concert du festival. Sa seule présence (voire son seul nom sur l’affiche, comme le dit si bien mon amie Sunthavy) suffisait à faire de lui l’événement de ces trois jours. Dans le décor désormais connu de son salon, où il expose autant des photos de ses parents que celles d’Eric Cantona, l’Anglais débarque avec son sourire radieux et sa générosité habituelle. Avec son BFF Rebel Kleff derrière les platines, ils ont enchaîné tous les tubes de son premier album Yesterday’s Gone, désormais en lice pour le prestigieux Mercury Prize. De « The Isle of Adam » à « Ain’t Nothing Changed » en passant par « NO CD », le duo n’a montré aucune baisse d’énergie ni de bonne humeur et a irradié tout le festival de leur gentillesse et positivité. Avec un talent aussi éclatant et une joie aussi communicative, Loyle Carner devrait clairement être remboursé par la Sécu. (Pour en avoir la certitude, on peut relire mon interview de cet homme adorable ici.)

2- Parcels

Au rayon bonne humeur, les cinq gugusses chevelus de Parcels n’étaient pas en reste quelques heures auparavant. A force de les retrouver à chaque festival où l’on met les pieds (Great Escape, We Love Green…), on va finir par s’habituer à toujours avoir un sourire béat sur le visage lorsque l’on va à un concert. Sauf que la capacité des Parcels de pouvoir faire bondir notre cœur en même temps que nos pieds est en fait un don assez rare. Nous avons donc profité au maximum de ce concentré de vitamine au son des funky « Older », « My Enemy », « Hideout » et surtout « Overnight », produit par Daft Punk et assurément le tube de notre été. Ça se confirme : à Cabourg, on fait le plein de concerts bons pour la santé.

3- Lescop

La vraie belle surprise du festival aura été pour moi Lescop, probablement parce que je n’en attendais – à tort – presque rien. Je n’avais jamais vraiment écouté ses albums et j’étais injustement restée fixée sur une image un peu dépressive du type. Quelle erreur. Son set était incontestablement l’un des plus pêchus du festival, à la fois rock et dansant, et toujours en communion avec un public plus malin que moi, puisqu’il connaissait les paroles par cœur. Surtout, Lescop est indiscutablement apparu comme LA star du festival : un mec qui a de la bouteille et sait comment faire soulever la foule en deux-trois accords de guitare. Mais au-delà son professionnalisme à toute épreuve, il faut reconnaître que c’est surtout sa classe qui a fait le gros du travail.

4- Shame

Le moment punk du festival avait lieu dès le vendredi après-midi. Avec la puissance et la folie qu’on leur connaît, mais par lesquelles on se fait toujours surprendre, Shame a encore une fois fait dans la démonstration de force ludique pour donner le ton en début de festival. Si l’on ne s’est pas fait prier pour pogoter (gentiment) sur leurs bombettes rock, on a surtout été impressionnés par la performance de leur chanteur, que l’air marin ne semblait pas du tout avoir calmé depuis la dernière fois qu’on l’avait vu. Véritable boule d’énergie brute, investi à 110%, Charlie Steen y a même laissé sa voix et ses vêtements. Et le public n’était pas loin d’en faire autant. Au milieu d’une programmation plutôt smooth, Shame faisait donc un peu figure de cancre bruyant qui n’a pas trop envie de suivre le règlement intérieur.

5- Paradis

Le premier opus de Paradis Recto Verso avait facilement atteint la première place de mon classement des meilleurs albums de 2016. Voir le duo parisien sur scène est donc toujours une expérience un peu magique en soi (rappelez-vous à la Cigale) et entendre en live « Toi et moi », « De semaine en semaine » ou encore « Garde le pour toi » a aujourd’hui pour moi peu d’équivalent émotionnel. Si certains de mes titres de prédilection ont parfois un peu souffert de la transposition rock de la version scène (le titre éponyme « Recto Verso » en tête), la plupart de la set list a su garder sa sensualité house tout en bénéficiant de l’énergie additionnelle des guitares. Et de toute façon, avec de telles chansons, il serait quand même très difficile de se rater. Et ce set enjoué à Cabourg n’aura pas été l’exception.

6- Agar Agar

Avec leur single mutin imparable « Prettiest Virgin », Agar Agar avait frappé un grand coup dans la cour des délices 80s régressifs. Avec leur EP Cardan, les Français sont passés à la vitesse supérieure avec une musique électronique bigarrée jouant sur la voix et les textures, mais toujours avec la même volonté de faire danser, comme ils nous l’avaient déjà prouvé lors de dates parisiennes frénétiques. Leurs quarante minutes sur la plage de Cabourg auront donc été une célébration de leur inventivité et de leur esprit festif, rallongeant la sauce à l’envi sur de longues minutes tropicales ou techno. Malgré une mise en scène minimale, le spectacle visuel était aussi au rendez-vous grâce à une Clara en pleine forme, jouant de sa voix comme de son corps pour haranguer la foule. Devant tant de déchaînement, les prettiest virgins, c’était nous.

En bonus : le DJ set de Piège à garçon

Samedi, il fallait arriver très tôt si l’on voulait profiter du DJ set jouissif des filles de Piège à garçon tout en gardant les pieds dans l’eau. Et comme ce sont vraiment des meufs super, on les retrouvera bientôt dans une interview sur Les Joies de Julia, où on parlera féminisme, musique et Internet.

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