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[Ciné/Séries] UN ÉTÉ SUR NETFLIX

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L’été est en principe fait pour sortir et profiter du temps merveilleux que nous offre cette saison. Mais lorsque vous faite partie des juillettistes et que la météo du mois d’août a décidé de faire la gueule, alors que TOUT est fermé à Paris, il ne reste plus qu’une chose à faire : allumer son ordi et retrouver son meilleur ami Netflix. Celui-ci avait d’ailleurs mis le paquet en matière de créations originales, qu’il s’agisse de séries ou de films. Voici donc un petit panorama de tout ce que j’ai regardé de sympa pendant ces longues et sombres soirées… d’été.

L’été séries de Netflix avait en fait commencé au printemps avec la sortie de la flamboyante Glow. Une série sur du catch féminin dans les années 80 avec Alison Brie (Annie dans Community) : j’achète forcément. Après une mise en route un peu longue, la nouvelle production de l’équipe d’Orange is the New Black finit par nous convaincre avec sa bande de filles hautes en couleur et combatives dans tous les sens du terme. Chacune a son temps de parole et chacune s’émancipera à sa façon via le personnage qu’elle se sera choisie sur le ring – ma chouchoute étant de loin la surprenante et sexy Kate Nash. Une série féministe et osée qui traite son sujet avec autant de sérieux que de folie. Glow, c’est le rayon de soleil qu’il nous fallait pour attaquer l’été en pleine forme.

Etant à l’étranger la plus grande partie du mois de juillet – notamment pour aller m’amuser chez Doctor Who –, ce n’est que le dernier weekend du mois que j’ai découvert Friends from College. Autant être honnêtes : avec son pitch un peu bateau (des amis de fac se retrouvent 15 ans après à New-York, alors qu’une relation adultère menace la cohésion du groupe), cette série était un peu passée sous mon radar. Il aura fallu un weekend à Cabourg (pour le festival Cabourg Mon Amour) dans un hôtel sans wi-fi pour me faire regarder sur mon téléphone la série la plus courte du moment. Et finalement, grâce à d’excellents dialogues et un sens imparable du comique de situation, les huit petits épisodes se sont enchaînés sans que je ne les voie passer. Drôle et touchante, Friends from College n’est peut-être pas la série la plus originale qui soit, mais elle sait appuyer là où ça fait mal et emmener le spectacteur là où il ne s’y attend pas.

Mais l’événement de l’été 2017 s’appelait surtout The Defenders. En réunissant enfin les quatre justiciers de New York City – Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist –, The Defenders auraient dû arriver sous les houras sur la chaîne de streaming… s’il n’y avait pas eu Iron Fist. Après les succès critique et public des trois premiers héros de Marvel, la quatrième livraison nous avait laissés plus ou moins circonspects avec un Poing de Fer un peu fadasse et faisait surtout craindre un affaiblissement de la franchise. Mais après un premier épisode en mode tranquille, The Defenders nous prouvent finalement que l’union fait bien la force. La rencontre de ces quatre personnalités bien trempées reste l’un des « shared universe » actuels les plus intéressants, grâce à leur ancrage dans une réalité affective et sociale qui les empêche de tout casser sur leur passage sans en assumer les conséquences. Au-delà d’un vrai suspense et de cliffhangers en pagaille, le grand atout des Defenders, c’est surtout de s’améliorer individuellement au contact des autres. C’est vrai pour les personnages – leur rencontre les repoussant dans leurs retranchements de justiciers -, mais aussi pour les séries dont ils sont issus : plus légère que Jessica Jones, plus rythmée que Luke Cage, plus lumineuse (littéralement) que Daredevil et moins naïve que Iron Fist, The Defenders tire ainsi le meilleur de ses héros. Et puis Luke Cage est toujours beau comme un Dieu, et ça, ça ne gâche rien. Parfait pour l’été, encore meilleur pour la rentrée.

Mais mon vrai coup de cœur de l’été est venu d’un autre type de superhéros. Celui d’Atypical (petite série au goût de Sundance), Sam, 18 ans, est autiste. Outre sa passion pour tout ce qui concerne l’Antarctique (les pingouins en tête), il aimerait bien aussi pouvoir sortir avec des filles. Ses parents et sa sœur, toujours aux petits soins, vont devoir s’adapter à ses désirs d’émancipation tout en essayant de ne pas d’oublier eux-mêmes dans l’histoire. Atypical est une série juste et tendre et possède la meilleure chose qui soit : des personnages attachants. Bien que Sam soit au centre du récit, on suit le chemin de tous les autres protagonistes, tous plus héroïques les uns que les autres, de la psy compréhensive à la mère en perte de contrôle, en passant par le père en pleine rédemption et la sœur tiraillée entre ses envies de réussite et son amour pour son frère. Atypical nous frappe en plein cœur et réconcilie tout le monde. Ne cherchez pas les bons et les gentils : il n’y a ici que des gens qui font de leur mieux.

Côté films, Netflix n’aura rien fait de moins que de me faire découvrir deux chefs d’œuvre cet été, et qui ont probablement changé ma vie à jamais (on ne fait pas dans l’euphémisme, par ici). Tout d’abord Okja, le film de Bong Joon-Ho sur l’industrie agro-alimentaire avec Tilda Swinton, Jake Gyllenhall, Paul Dano et un gros cochon génétiquement modifié. La polémique qu’il a provoquée à Cannes, en étant sélectionné sans avoir de distributeur en salles, semble avoir occulter le fait qu’il s’agit d’un conte d’anticipation poétique, engagé et visuellement sublime. Après Snowpiercer, c’est la deuxième fois que le Coréen provoque en moi un tel choc émotionnel et physique. Et il m’a surtout convaincue d’arrêter de manger de la viande. Peu de films peuvent se targuer d’avoir un impact aussi fort sur la vie des gens ! Plus qu’un film, Okja est une expérience sensorielle et humaine qui ne vous laissera à coup sûr pas indifférents.

Et enfin, mon chouchou : The Incredible Jessica James. Dire que j’ai failli supprimer ce film de ma watching-list ! Mais à la vue sur l’affiche de Chris O’Dowd, mon sang n’a fait qu’un tour. Vu dans les séries The IT Crowd et Girls ou encore dans les films Les Saphirs (très sous-estimé, si vous voulez mon avis) et Friends with Kids, l’Irlandais est un peu l’idée que je me fais de l’homme idéal. Avec son charme discret et son potentiel nounours ++, il est à lui seul une raison suffisante de regarder un film. Il est ici le love interest de l’incroyable Jessica James, jeune dramaturge new-yorkaise qui essaie de percer dans le milieu du théâtre et se remet à peine d’une rupture amoureuse. Coloré, rythmé, énergisant, The Incredible Jessica James est le le petit film feel good parfait pour la rentrée, du genre à vous faire sentir cool et confiant même quand vous foirez tout et à vous faire croire en vos rêves (oui, oui). En plus, il m’a fait découvrir cette toute aussi incroyable chanson de Soffi Tukker « Drinkee », que vous pouvez écouter ici et qui risque bien de changer votre vie (attention référence).

Bref, si vous déprimez à l’idée de reprendre le travail, vous savez désormais que vous pourrez trouver tout le réconfort dont vous aurez besoin sur Netflix. Et oui, je suis consciente qu’on peut aussi sortir et voir ses amis, mais ces amis ont-ils des super-pouvoirs, sont-ils incollables sur les pingouins, écrivent-ils des pièces de théâtre ou font-ils du catch ? Je ne crois pas, non.

 

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