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[SÉRIES] LES MEILLEURES NOUVELLES SÉRIES DE LA RENTRÉE

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La rentrée séries provoque souvent en nous un sentiment ambivalent : d’un côté, l’angoisse nous étreint, alors que nous ne voyons pas comment nous pourrions encore rajouter une série à notre déjà trop longue to-watch list. D’un autre côté, la promesse de nouveautés est irrésistible et nous mourrons d’envie de nous retrouver dans cette situation d’attente et d’espoir à la vue de premières bandes annonces prometteuses. La rentrée 2017 semble être un parfait compromis, puisque la liste des nouveaux programmes vraiment excitants était cette année plutôt courte, mais on peut dire aujourd’hui que ces quelques essais ont été largement transformés après le visionnage des premiers épisodes.

Première série particulièrement attendue – et notamment au tournant –, le reboot/prequel/spin-off de Star Trek, alias Star Trek Discovery est l’une de ces merveilleuses surprises que l’on n’espérait plus. Intelligente, subtile, émouvante, prenante, classieuse et, par-dessus tout, féministe, cette nouvelle entité Star Trek est un plaisir pour les yeux, le cœur et la tête. Avec son héroïne complexe, Michael Burnham, ancienne vice-capitaine de vaisseau déchue, et ses personnages secondaires fins et attachants (énorme coup de cœur pour le vice-capitaine anxieux Saru et la pétillante cadette Tilly), Discovery réussit ce miracle de ne copier personne et de nous emmener dans un monde complètement nouveau, bien que pourtant parfaitement codé. Aventure, amitié, filiation, loyauté, elle manie tous ces thèmes avec habilité et modernité, sans jamais tomber ni dans la facilité, ni dans une mythologie trop complexe qui pourrait rebuter les spectateurs novices de Star Trek. Ne tournons pas autour du pot : je suis complètement amoureuse de cette série, qui renoue avec un certain plaisir sériel old-school et avec l’humanité débordante des vraies bonnes histoires de science-fiction. Alors longue vie et prospérité à Star Trek Discovery !

Deuxième grosse attente de la rentrée : Mindhunter, la série du génie David Fincher pour Netflix. Centrée sur les débuts du profiling des serial killers par le FBI dans les années 70, cette série est à l’image de l’œuvre de son créateur : visuellement éblouissante, fascinante à souhait, elle sait tenir son rythme pour attraper les spectateurs sans qu’il ne s’en rende compte et refermer le piège sur lui alors qu’il est déjà trop tard, c’est-à-dire quand il a déjà visionné la moitié des épisodes. Mais si je suis honnête avec-moi-même, ce n’est pas vraiment pour le talent de David Fincher que je regarde cette série, mais plutôt pour la performance de Jonathan Groff, a.k.a. Patrick dans Looking, a.k.a Jesse St. James dans Glee. Mon amour pour lui n’a jamais failli au fil des années, et le voir jouer le jeune agent zélé aux mille regards interloqués est un plaisir auquel je ne peux jamais me refuser. Si notre ami Jonathan est accompagné de performances d’acteurs tout aussi excellentes, c’est surtout dans l’équilibre de la série que Fincher réussit son tour de force : ingénieuse mais humaine, Mindhunter ne tombe jamais dans le glauque ou le voyeurisme et, grâce à des touches d’humour bien placées, parvient à nous placer dans la même position de recul que les agents du FBI que nous suivons. Et elle confirme que David Fincher ne peut décidément rien rater.

Troisième charmante découverte de l’automne 2017, The Good Doctor débarque comme un croisement habile – mais, soyons honnête, le génie en moins – de Docteur House et This Is Us. Shaun Murphy est engagé comme chirurgien dans un prestigieux hôpital. Sa seule petite différence avec ses collègues : il est autiste. Son syndrome du savant pourra-t-il compenser ses difficultés à communiquer et à ressentir de l’empathie ? Si vous souhaitez une série réaliste sur le handicap, passez votre chemin. Alors que la très touchante Atypical, semblait visser juste en se concentrant sur la façon dont l’autisme d’un adolescent pouvait impacter le reste de sa famille, The Good Doctor, semble au premier abord se servir de ce handicap comme prétexte pour créer un personnage décalé, dont le caractère asocial et sans filtre peut être source de comique. Mais on aurait tort de condamner aussi rapidement la série, car, au fil des épisodes, la performance touchante et plutôt subtile de Freddie Highmore, qui a le bon goût de ne pas en faire trop, finit par amener le show sur une pente moins glissante et parfois même plus politique, notamment sur les méandres de la gestion d’un hôpital et les questions morales auxquels ses médecins sont confrontés, l’arrivée de Shaun ne faisant qu’exacerber les tensions entre ses collègues. Au final, un show familial et attachant sur la différence et la compréhension de l’autre qui ne pourra que nous faire du bien.

Parmi les grandes attentes de la rentrée, on notera quand même la déception The Gifted, pourtant encensée par toute la presse spécialisée. Cette réinvention autour de X-Men a démarré à cent à l’heure avec un pilote qui ne nous laissait même pas le temps d’apprendre à connaître ses personnages avant de nous dérouler à un rythme effréné tous les enjeux de la série, ne laissant la place à aucun mystère. A l’heure où la concurrence entre séries est rude, The Gifted a fait le mauvais choix de ne pas prendre son temps et d’abattre immédiatement toutes ses cartes pour nous convaincre de la suivre. Elle a eu tort.

Pour finir sur une note plus positive, admirons également le retour en force de deux de nos séries préférées : Riverdale, avec une saison 2 encore plus puissante visuellement et d’une sensualité dark à laquelle il est définitivement impossible de résister, et Outlander, dont la première moitié de la saison 3, qui suit les amoureux maudits Claire et James Fraser en parallèle, alors séparés de deux siècles, est probablement l’une des plus belles montées en excitation que l’on a vues à la télévision depuis longtemps. Pour parfaire le tableau, on n’attend donc plus que The Punisher mi-novembre, dont la violence et la noirceur extrêmes devraient être adoucies par le magnétisme et l’âme torturée de Frank Castle.

 

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