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[Musique] TOP 10 ALBUMS 2018

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Bon, je sais, je triche un peu, car mon Top 10 contient en fait 11 albums. Mais, n’ayant rédigé aucune critique musicale depuis cet été, je pense qu’un petit peu de rab ne fera de mal à personne dans ce bilan de l’année 2018. Ma générosité n’ayant pas de limite, je vous ai aussi rajouté en bonus les chansons qui ont fait exploser mes oreilles et les compteurs de mon profil Spotify. 3, 2, 1 : c’est parti !

1- Tom Misch, « Geography »

Tom Misch est de très loin le grand gagnant de mon année musicale. Après un concert magique au Trianon en mars dernier, le pote de Loyle Carner a littéralement accompagné toute la rédaction (laborieuse) de mon mémoire de recherche de Master 2 (pour ceux qui l’ignorent, j’ai repris mes études d’anglais pour changer de métier). Non seulement son album touche à la perfection faite électro-soul, mais il a définitivement imprimé sa patte joyeuse et cozy sur mon année 2018.

2- Myth Syzer, « Bisous »

Quand il est sorti, le premier album de Myth Syzer était tout en bas de ce classement, car seuls les merveilleux « Poto » et « Le Code » tournaient vraiment sur ma platine. Puis, mois après mois, écoute après écoute, il a grimpé les échelons pour finalement se retrouver à cette deuxième place parfaitement méritée. Ses contes urbains sous synthétiseurs ont eux aussi su imprégner mon année d’une douceur nocturne insoupçonnée et m’embarquer dans un rêve éveillé à travers ses rencontres musicales enchantées.

3- Years & Years, « Palo Santo »

Même si j’étais déjà sous le charme depuis leur premier album, 2018 aura vraiment été l’année où je suis tombée amoureuse de Years & Years et plus particulièrement de son leader Olly Alexander, qui a enfin complètement embrassé l’esthétique queer et l’exubérance assumée qui lui correspondent. Non seulement ses tubes festifs et addictifs (« Karma » et « Sanctify » en tête), savent nous rendent heureux comme nul autre, mais cette façon d’être complètement soi aux yeux du monde est indéniablement libératrice pour son auditoire. Plus que de la musique, un état d’esprit.

4- Arctic Monkeys, « Tranquility Base Hotel & Casino »

Très critiqué par les fans, le sixième album de mes chouchous Arctic Monkeys est pourtant une leçon de songwriting et de réinvention musicale. Le public semble avoir oublié que le groupe ne s’était jamais répété d’album en album et cherchait toujours à évoluer vers une direction nouvelle et inattendue, mais toujours personnelle. TBHC et sa texture sonore encore inexplorée sont la preuve que les quatre gamins de Sheffield en ont encore sous le pied, comme l’ont prouvé leurs deux concerts magiques auxquels j’ai pu assister cette année au Zénith de Paris et à la 3Arena de Dublin.

5- Ariana Grande, « Sweetener »

Dire que 2018 a été l’année d’Ariana Grande serait un euphémisme. Si « Sweetener » est un tournant musical dans sa carrière, c’est aussi par sa façon d’affronter avec résilience, bienveillance et optimisme les drames et chamboulements dans sa vie personnelle que la chanteuse est devenue un modèle pour toute une génération, et dont les tubes « God is a Woman » et « Thank u, next » (pas sur l’album) deviendront très probablement les hymnes de demain. Et mon niveau d’obsession est devenu tel que je commence à penser que Dieu, non seulement existe, mais s’appelle Ariana Grande.

6- Kendrick Lamar, « Black Panther: The Album »

Si “Black Panther” a été une telle révolution cinématographique, ce n’est pas uniquement parce qu’il donne enfin toute la place et la représentation qu’ils méritent aux acteurs et réalisateurs afro-américains, mais aussi parce qu’il a su le faire avec classe. La BO inspirée du film sous la tutelle du géant Kendrick Lamar est tout simplement une claque musicale comme on en connaît peu. Alliant rap, musique électronique et inspirations africaines, cet album est au final à l’image du film, c’est-à-dire l’alliance parfaite entre tradition et futurisme.

7- The Coral, « Move Through the Dawn »

S’ils semblent avoir été oubliés par la grande majorité du public indie rock, les cousins de Miles Kane (littéralement) et inspirations principales des Arctic Monkeys continuent pourtant de nous livrer dans l’indifférence presque totale des petites merveilles de mélodies bucoliques et mélancoliques. « Move Through the Dawn » est d’une beauté à la fois discrète et envoûtante, rempli d’harmonies insensées et de moments de vérité évidents. Leur concert à The Academy de Dublin en novembre dernier était d’ailleurs un moment d’une musicalité et d’une communion rares. Il est décidément temps de réhabiliter The Coral.

8- Porches, « The House »

Personne ne sait rendre le vocoder plus poétique que le chanteur de Porches. Avec sa touche 80’s et la mélancolie qui semble couler dans ses veines, Aaron Maine a le don assez magique de nous embarquer dans son univers, très proche de celui de Sofia Coppola et de ses films aériens et faussement innocents. « Now the Water » et « Find Me » savent ainsi parfaitement allier la douceur d’un songe d’une nuit d’été avec une énergie toute adolescente, faite de synthés magnétiques et de voix incertaines. Un instant hors du temps.

9- Franz Ferdinand, « Always Ascending »

On a beau essayé de les enterrer en les croyant dépassés, les Franz Ferdinand sont toujours là. Toujours un cran plus enthousiastes, énergiques et dansants que les autres, ils terrassent tout simplement la concurrence à coups de tubes bien sentis et surtout de concerts toujours mythiques. Leur date aux Zénith de Paris en février dernier (compte-rendu ici) était encore une fois une démonstration de force avec laquelle peu de groupes peuvent rivaliser. L’esprit rock, ça ne s’invente pas.

10- Villagers, “The Art of Pretending to Swin”

Lorsque vous passez une année à Dublin, il est impossible d’ignorer l’impact de Villagers sur la jeunesse irlandaise actuelle. Conor O’Brien est clairement le nouveau héros de toute une génération envieuse de liberté et de modernité et ses chansons sont paroles d’évangile. Ce n’est pas par hasard si le festival dublinois Metropolis (l’équivalent du Pitchfork Festival) lui a demandé en octobre dernier d’établir le programme de toute une journée de festival avant de jouer en tête d’affiche devant une foule pendue à ses lèvres. Ce n’est pas non plus un hasard si son nouvel album est d’une inventivité et d’une finesse à couper le souffle et semble définitivement montrer la voie vers un futur flamboyant et progressiste, aussi bien pour le groupe que pour son pays.

11- L’incruste : Tom Grennan, “Lighting Matches”

Tom Grennan est mon dernier coup de cœur en date et c’est pour cette raison qu’il s’incruste plus ou moins discrètement à la fin de ce classement. Avec sa voix rauque, sa belle gueule de lad anglais et sa petite bombe à guitares « Found What I’ve Been Looking For », ce nouveau Paolo Nutini a volé mon cœur de rockeuse et me fait penser que j’ai effectivement trouvé que ce que je cherchais.

En bonus : mes chansons préférées de 2018.

Si “God is a Woman” et “Thank u, next” d’Ariana Grande sont indéniablement les hymnes de 2018 et ont été écoutés un nombre assez déraisonnable de fois par ma propre personne, c’est une autre chanson qui a fait littéralement exploser mon compteur Spotify : « Love Like Waves » de Friendly Fires. Tube flamboyant et monstrueusement festif, ce titre exutoire s’abat effectivement comme une grande vague de bonheur sur l’auditeur avec son gimmick imparable et sa joie de vivre infatigable. Leur come-back sur scène, notamment au Metropolis Festival de Dublin en octobre dernier, était d’ailleurs épique.

A noter aussi, les performances tout aussi impressionnantes de l’obsédant « Brutalisme » de Flavien Berger et du solaire « Go » de PLK qui se sont respectivement imposés en deuxième et troisième places de mon chart personnel de l’année.

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