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[Livres] MA SÉLECTION DE LIVRES DE POCHE POUR L’ÉTÉ

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Ils sont petits, ils sont jolis : ce sont les livres de poche de votre été !

Holy Lands d’Amanda Sthers 

Je n’aime rien de plus qu’un bon roman épistolaire. Du « Club littéraire des amateurs d’épluchures de patates » à « Et je danse aussi », j’ai toujours trouvé les émotions beaucoup plus fortes lorsqu’elles étaient dites sous forme de lettres. « Les Terres Saintes » d’Amanda Sthers, renommé « Holy Lands » à l’occasion de sa récente adaptation au cinéma, ne déroge pas à la règle et s’est naturellement imposé comme ma lecture préférée de ce début d’année, avec ses conversations familiales entre Paris et Israël aussi drôles que bouleversantes. Une valeur sûre pour un été littéraire réussi.

La fille de la supérette de Sayaka Murata

Un autre grand coup de cœur de ce premier semestre 2019. Vainqueur de tous les prix littéraires imaginables, y compris l’équivalent du Goncourt japonais, ce court roman est une décharge électrique comme on en reçoit peu. Une plongée dans le Japon d’aujourd’hui, mais surtout une réflexion subtile, parfois dérangeante, de notre société et de notre perception aliénante de la « différence ». Différence par rapport à qui, à quoi ? Plus qu’une réponse, le récit magique de Sayaka Murata nous apporte une libération.

Circé de Madeline Miller

L’époque est propice aux réécritures de contes et mythes vus du point de vue de l’un de leurs protagonistes féminins. Si « The Silence of the Girls » de Pat Barker m’avait quelque peu déçue, en ne tenant pas vraiment ses promesses d’un nouvel angle féminin sur la Guerre de Troie, tous mes espoirs reposent sur le magnifique livre de Madeline Miller (cette couverture noire et dorée !),  qui nous raconte cette fois-ci l’histoire de Circé débarrassée de ses clichés de femme vénale et manipulatrice. Il était temps !

Ton père de Christophe Honoré

Comme chacun sait, je vénère tout ce que fait, dit ou touche Christophe Honoré. Il n’est donc pas surprenant de retrouver son roman « Ton Père » dans cette sélection. Un jour, le cinéaste reçoit un papier sous sa porte : « Guerre et Paix : contrepèterie douteuse ? ». En découle une réflexion bouleversante sur sa double identité de père et d’homme homosexuel, où s’entremêlent souvenirs de jeunesse et portraits de grands artistes gays morts du Sida – rappelant ainsi sa dernière pièce formidable au Théâtre de l’Odéon, « Les Idoles ». Un passage obligé pour tous les fans d’Honoré et une belle découverte assurée pour les autres.

Vers la beauté de David Foenkinos

Dans un registre plus grave que d’habitude, David Foenkinos nous réjouit néanmoins avec cette nouvelle histoire touchée par la grâce de l’art. Un ancien universitaire lâche tout pour devenir gardien au Musée d’Orsay : d’où vient-il et que cherche-t-il à fuir ? Chronologies enchevêtrées et tendresse à tous les étages pour ce touchant récit dédié aux courts instants qui changent toute une vie : personne n’en ressortira indemne.

Crazy Rich Asians de Kevin Kwan

Après avoir adoré le film – une vraie comédie sentimentale comme on n’en fait plus –, il est temps de découvrir le livre ! Alors que le film se concentrait sur le couple glamour formé par Nicholas Young et Rachel Chu, alors que celle-ci est sur le point de rencontrer la famille richissime de son petit-ami, le roman s’intéresse intelligemment à tous les membres de l’incroyable famille Young, pour un état des lieux à la fois comique et pertinent de la société singapourienne contemporaine. Un livre qui promet d’être aussi lumineux que votre été.

Nos Etoiles Contraires et Des Tortues à l’Infini de John Green

Double Plaisir du côté de chez John Green. Alors que sort pour la première fois en poche « Des Tortues à l’Infini », formidable portrait d’une adolescente souffrant de TOC, son plus grand succès « Nos Etoiles Contraires » ressort dans une magnifique édition dorée collector, à l’occasion des 25 ans des éditions Pocket Jeunesse. La possibilité de redécouvrir ces deux classiques modernes de la littérature jeune adulte, ou les grandes questions sur la maladie, la mort, l’amour et l’amitié, ne sont jamais traitées à la légère, mais toujours avec une lumière et un espoir salvateurs.

Call Me By Your Name d’André Aciman

Soyons honnêtes, la sortie en poche du chef d’œuvre d’André Aciman est juste un prétexte pour vous reparler une énième fois de ce magnifique livre, découvert à l’occasion de la sortie de son adaptation cinématographique tout aussi réussie. Je n’ai plus grand-chose à ajouter, à part qu’il s’agit d’un sommet de sensualité parfaitement indispensable à votre été.

En bonus : Middlemarch de George Eliot

Mes amies qui préparent l’agrégation d’anglais vont de toute façon y passer. Et pour tous les autres, si vous voulez nous soutenir dans ce beau challenge que constituent les 800 pages de ce roman choral victorien par l’une des auteures féminines les plus talentueuses de son époque – bien que trop souvent oubliée au profit des sœurs Brontë et de Jane Austen –, vous êtes les bienvenus !

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